L’hypnotiseuse en TCC

Ce ne seront que quelques lignes pour donner les premiers conseils permettant d’être un « bonne » hypnotiseuse, quelle que soit l’approche, mais préférentiellement en TCC. Cela concerne bien entendu aussi les hypnotiseurs, mais pour éviter l’écriture inclusive qui reste assez lourde, et parce qu’il y a plus de psychothérapeutes en TCC (et même en générale), et que le nombre l’emporte…

Elle est formée aux TCC. En gros, elle comprend le modèle du patient fondé sur les conditionnement et l’influence des cognitions dans l’apparition des comportements. Elle réfléchit aux cas sur la base de ses analyses fonctionnelles. Elle maîtrise des outils de psychothérapie qui ont été testés et validés de manière scientifique. Elle est intégrative non au sens qu’elle considère que toute approche peut être utile et qu’elle mélange tout pour en faire un Gloubi-Boulga qui n’a plus de valeur, mais dans celui que quand quelque chose fonctionne et que cette chose est validée par des études empiriques, elle cherche à comprendre comment il est possible de l’intégrer dans le modèle des TCC et de l’utiliser efficacement dans ses prises en charges. Il y a plusieurs façon de se former aux TCC : Masters, DU, AFTCC…

Elle a son style de psychothérapeute et d’hypnotiseuse, parce que toute hypnotiseuse a son propre style. Certaines sont plus directives, utilisent des inductions rapides, d’autres sont très peu directives et prennent le temps pour les induction. Ce n’est même pas l’un ou l’autre, puisqu’il s’agit d’un continuum ou chacune se situe où elle le souhaite.

Elle connait sa/ses propre/s routine/s. Chaque hypnotiseuse à l’habitude de son pré-talk, qui peut être bien différent de l’une à l’autre. Chaque hypnotiseuse utilise une suite d’exercices avec laquelle elle se sent à l’aise et qui lui permet de progresser avec le patient dans les processus hypnotiques. Elle préfère certains tests de suggestibilité, elle préfère certains exercices d’induction légère, d’autres exercices d’induction plus profonde.

Elle revient toujours à l’explication du pourquoi de l’hypnose dans le cadre d’une prise en charge en TCC. Elle sait expliquer au patient, dans ce cadre, en quoi le recours à un exercice d’hypnose sera aidant, permettra de lever des obstacles, permettra d’être plus efficace. Si elle se rend compte dans un cas particulier, qu’elle ne sait pas le faire, elle se dit que l’hypnose n’est donc pas la bonne approche, et qu’il faut en revenir aux outils de base qui concernent les TCC.

Elle respecte une éthique quand elle pratique l’hypnose. Un article sera consacré à cette éthique et aux précautions à prendre quand on fait de l’hypnose. Elle a toujours en tête, quoi qu’il arrive, que si l’hypnose peut faire du bien, elle peut aussi faire du mal.

Elle connait ses limites et les limites de l’hypnose. Au besoin elle s’entraine, au besoin elle se fait superviser, au besoin elle se remet en cause et remet en cause sa pratique.

Quand elle utilise l’hypnose, elle est sûre d’elle, elle est convaincante, elle est confiante. Elle peut être hésitante, uniquement si cette hésitation fait partie de son style et que tout compte fait, cette hésitation lui permet de montrer qu’elle est sûre d’elle. La confiance en soi de l’hypnotiseuse, qui génère la confiance de l’hypnotisée est un élément essentiel pour que l’hypnose fonctionne est puisse avoir des effets bénéfiques.

Le reste est dans l’article consacré à l’éthique. L’important est que nous ayons toutes conscience que chacune de nous a son propre style, celui avec lequel elle se sent à l’aise, celui qui la rend efficace et qu’il est important de trouver ce style, sans se sentir obligée de copier celui d’une autre, que cette autre soit efficace ou non, formatrice ou non.

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